Les quatre sources du droit musulman : l’analogie (4/4)

Publié le Publié dans Glossaire

par Abdelghani Benali,
Professeur à l’université de La Sorbonne, Maître de conférences Science-Po Paris, Professeur de sciences islamiques à l’IESH, Membre du conseil Théologique Musulman de France

Selon la terminologie des savants, le raisonnement analogique désigne la procédure consistant à juger un cas juridique non mentionné dans les Textes, en le comparant à un autre semblable, pour lequel une prescription existe dans un texte. Lorsqu’une prescription est définie par un texte à propos d’un cas précis, et que la raison d’être en est connue grâce à l’un des moyens permettant de connaître la raison d’être des prescriptions, si un cas nouveau se présente et que l’on y retrouve la raison d’être de la première prescription, on lui applique alors la prescription du premier cas, vu que c’est la raison d’être qui détermine la prescription.

Exemple

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa force probante

La majorité des savants reconnaissent l’analogie comme la quatrième source du Droit musulman. Ainsi, si les Textes ou le consensus font défaut, on procède à un raisonnement analogique entre le cas juridique étudié et un autre similaire, pour lequel une prescription existe dans l’une des trois premières sources (le Coran, la sunna ou le consensus), sur la base de la raison d’être de la prescription.

Un tel raisonnement permet d’appliquer le jugement du premier cas au deuxième.

Les constituants du raisonnement analogique : ils sont au nombre de 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

©Les fondements du droit musulman – Abdelghani Benali

 

 

 

 

 

 

 

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